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Description d'une "frontière moderne" Un
Allemand de lEst qui souhaitait senfuir devait franchir une succession
dobstacles variés qui, au complet, auraient pu comprendre :
- Un mur de béton (Hinterlandmauer), lisse et clair, dune hauteur
denviron 3 mètres 50 ; ce mur est à certains endroits remplacé par un
treillis de 3 à 4 mètres de haut, parfois équipé d'un dispositif électrique
d'alarme ;
- Un " gazon de Staline ", cest-à-dire des pointes dacier
plantées dans le sol ;
- Un grillage serré de 2 mètres de haut ;
- Un câble d'alarme acoustique ou optique ;
- Des chevaux de frise ;
- Un bunker ;
- Un rail sur lequel coulisse de longues laisses pour les chiens de garde ;
- Une bande de terrain de 6 à 15 mètres de large, recouverte de sable afin de repérer
les traces déventuels fugitifs ; des mines y sont quelquefois enfouies ;
- Un fossé anti-véhicules de 3 à 5 mètres de profondeur ;
- Des lampadaires hauts de 5 mètres ;
- Une piste goudronnée large de 3 à 4 mètres parcourue par des patrouilles armées à
bord de Trabant spécialement équipées pour rouler silencieusement ;
- Une clôture électrique de 2 mètres de haut déclenchant un signal sonore ou optique
en cas de contact ;
- Une bande de terrain découvert ;
Un second mur de béton, à la paroi de couleur blanche-grise sur laquelle se découpe
la silhouette du fugitif. Utilisant une technique développée par des ingénieurs
agronomes pour les silos, le mur se compose de plaques de béton hautes de
3 mètres 50 à 4 mètres 20, épaisses de 15 centimètres,
enfoncées dans le sol, imbriquées les unes dans les autres, pesant chacune
2,6 tonnes capables de résister à limpact de véhicules lourds, et
couronnées par un tuyau de ciment amianté destiné à empêcher les prises de main et de
grappin. |
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Le mur de béton

Les chevaux de frise

Le second mur de béton
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